If

If
Ce texte, en anglais dans sa version originale est de Kipling. Il a été écrit en 1895. C'est un grand classique, toujours magnifique et chanté par Bernard Lavilliers ^^

If

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir

Si tu peux être amant sans être fou d'amour
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant hais, sans haïr à ton tour
Pourtant lutter et te défendre

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour qu'existent des sots
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot

Si tu peux rester digne en étant populaire
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître
Penser sans n'être qu'un penseur

Si tu peux être dur sans jamais être en rage
Si tu peux être brave et jamais imprudent
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils

# Posté le samedi 06 octobre 2007 14:00

Modifié le lundi 08 octobre 2007 04:14

J'accuse

J'accuse
Ceci n'est pas le fameux texte de Zola (je le mettrai par la suite), mais c'est une chanson de Michel Sardou qui dresse un portrait très réaliste de ce que sont devenus les Hommes. Essayons de nous améliorer...

J'accuse

J'accuse les hommes, un par un et en groupe.
J'accuse les hommes de cracher dans leur soupe,
D'assassiner la poule aux œufs d'argent,
De ne prévoir que le bout de leur temps.
J'accuse les hommes de salir les torrents,
D'empoisonner le sable des enfants,
De névroser l'âme des pauvres gens,
De nécroser le fond des océans.

J'accuse les hommes de violer les étoiles
Pour faire bander le Cap Canaveral,
De se repaître de sexe et de sang
Pour oublier qu'ils sont des impuissants.
De rassembler les génies du néant,
De pétroler l'aile des goélands,
D'atomiser le peu d'air qu'ils respirent,
De s'enfumer pour moins se voir mourir.

{J'accuse !}

J'accuse les hommes de crimes sans pardon
Au nom d'un homme ou d'une religion.
J'accuse les hommes de se croire sans limites
J'accuse les hommes d'être des hypocrites,
Qui jouent les durs pour enfoncer du beurre
Et s'agenouillent aussitôt qu'ils ont peur.
J'accuse les hommes de se croire des surhommes
Alors qu'ils sont bêtes à croquer la pomme.

J'accuse les hommes. Je veux qu'on les condamne
Au maximum, qu'on arrache leur âme
Et qu'on la jette aux rats et aux cochons
Pour voir comment eux ils s'en serviront.
J'accuse les hommes, en un mot comme en cent,
J'accuse les hommes d'être bêtes et méchants,
Bêtes à marcher au pas des régiments,
De n'être pas des hommes tout simplement.

# Posté le samedi 06 octobre 2007 13:41

Modifié le lundi 08 octobre 2007 04:06

L'Adieu

L'Adieu
Quelques uns des plus beaux vers de la langue, par le grand Apollinaire:

L'Adieu

J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends

# Posté le samedi 06 octobre 2007 13:31

Modifié le samedi 06 octobre 2007 15:49

La Beauté

La Beauté
La Beauté

Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles!

Charles Baudelaire

Sublime, rien de plus...

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 14:26

Modifié le samedi 06 octobre 2007 01:41

Excellent!!!!!

Excellent!!!!!
Elle est mortelle cette carte!!!! Franchement, je sens qu'on va rire hbv!!!
Alors oui, "l'agente" Goldorak accepte la mission, mais pour une première, tu as placé la barre vraiment très très haut mdr!!!!
(je tiens tout de même à préciser que non, ce n'est pas mon chéri ^^)

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 15:57

Modifié le vendredi 28 septembre 2007 00:44